
Un ordinateur qui met deux minutes à démarrer donne le sentiment d’être arrivé en fin de vie. Dans la grande majorité des cas, il ne l’est pas. Un seul composant fait office de goulot d’étranglement, et l’identifier prend un quart d’heure alors que le remplacement complet coûte plusieurs centaines d’euros.
La démarche décrite ci-dessous suit un ordre précis, du gratuit vers le payant. Chaque étape se vérifie avant de passer à la suivante, ce qui évite d’acheter un composant qui ne changera rien.
Le gestionnaire des tâches suffit pour poser un diagnostic fiable. Il faut l’ouvrir pendant une session de travail habituelle et observer pendant quelques minutes, plutôt qu’au repos.
Le dernier point se corrige immédiatement et sans frais. Un disque système saturé empêche le fichier d’échange de fonctionner correctement et bloque l’installation des mises à jour. Libérer vingt gigaoctets suffit souvent à retrouver une machine utilisable.
Sur les machines de plus de cinq ans, deux éléments expliquent l’essentiel de la lenteur. Le premier est le disque dur mécanique, dont le remplacement par un disque à mémoire flash divise les temps de démarrage par cinq ou six. Le second est la quantité de mémoire vive, insuffisante dès que plusieurs onglets et une application bureautique cohabitent.
Ces deux composants coûtent ensemble moins de quatre-vingts euros et s’installent en une heure sur la plupart des ordinateurs portables. Le gain ressenti dépasse largement celui qu’apporterait un processeur plus récent, car le processeur n’est presque jamais le facteur limitant sur un poste bureautique.
La poussière accumulée devant le radiateur forme au bout de quelques années une couche compacte qui bloque le flux d’air. La machine chauffe, réduit ses fréquences pour se protéger et devient lente sans qu’aucun composant soit défaillant. Un dépoussiérage fait régulièrement gagner dix à quinze degrés sous charge.
La pâte thermique se dessèche également avec le temps, et son remplacement fait partie de l’entretien courant. Un guide détaillé sur la manière de nettoyer un ordinateur pour qu’il soit plus rapide décrit les gestes utiles ainsi que les précautions à prendre, notamment le choix d’un air comprimé sec plutôt que d’un aspirateur, dont l’électricité statique endommage les composants.
Après plusieurs années, l’installation accumule des pilotes obsolètes, des programmes lancés au démarrage et des résidus de logiciels désinstallés. Une réinstallation complète produit souvent un gain supérieur à celui d’un composant supplémentaire, pour un coût nul et environ une heure de travail.
La question de la licence se pose alors, en particulier si la machine ne remplit pas les prérequis des versions les plus récentes. Une Windows 10 pas cher reste envisageable pour un poste au périmètre défini, par exemple une machine dédiée à un logiciel métier ancien ou à un usage hors ligne. Des revendeurs comme it-nerd24 précisent l’architecture prise en charge, ce qui compte sur les machines anciennes équipées d’un processeur 32 bits.
Une réserve s’impose toutefois. Un système qui ne reçoit plus de correctifs de sécurité n’a pas sa place sur un poste connecté en permanence à Internet. Pour un ordinateur cantonné au réseau local, à la lecture de médias ou au pilotage d’un équipement, le compromis se défend. Pour la banque en ligne et la messagerie, il ne se défend pas.
Prolonger la durée de vie d’une machine pèse davantage que son efficacité énergétique. L’ADEME rappelle dans ses conseils pour choisir et faire durer son ordinateur que la fabrication concentre l’essentiel des impacts, et qu’utiliser un ordinateur quatre ans plutôt que deux améliore son bilan environnemental d’environ cinquante pour cent. Les terminaux représentent par ailleurs la majeure partie de l’empreinte du numérique.
Cette donnée renverse le raisonnement habituel. Remplacer une machine fonctionnelle par un modèle plus économe en électricité ne compense pas, sur une durée réaliste, l’impact de la fabrication du nouvel appareil. La réparation et la mise à niveau restent donc préférables tant que le matériel tient.
Au-delà du matériel, quelques réglages logiciels produisent un effet immédiat. Une liste de solutions simples pour un PC qui rame couvre les points classiques, du tri des programmes lancés au démarrage à la vérification des mises à jour en passant par la recherche de logiciels indésirables. La défragmentation, en revanche, n’a plus lieu d’être sur un disque à mémoire flash et lui serait même défavorable.
Le tri des programmes au démarrage mérite une attention particulière. Sur une machine utilisée depuis plusieurs années, une dizaine d’applications se lancent souvent sans nécessité, chacune consommant mémoire et accès disque au moment précis où la machine en manque le plus.
Trois situations justifient l’achat d’une nouvelle machine. Une mémoire vive soudée à quatre gigaoctets limite définitivement les possibilités. Une charnière cassée ou un châssis fendu rend l’appareil inutilisable faute de pièces. Et une batterie gonflée impose une mise au rebut immédiate pour des raisons de sécurité.
Dans tous les autres cas, le calcul penche du même côté. Quatre-vingts euros de composants et deux heures de travail contre plusieurs centaines d’euros pour un appareil d’entrée de gamme dont les performances dépasseraient à peine celles de la machine remise en état. L’ordinateur ancien mais entretenu rend encore trois à quatre ans de service.